Pour la postérité

Publié le par Hugues Débotte

Pourvu que ce blog ne soit pas trop connu, ni célèbre, encore moins recommandé ! Il serait fâcheux que la gloire et la reconnaissance viennent polluer la réflexion, les réactions, et donc la méditation, les observations. Maintenant, c’est un blog, diffusé sur le moyen le plus puissant qui soit pour toucher le plus grand nombre d’êtres humains sur Terre. Donc je ne m’en prendrai qu’à moi-même si tel cela devenait le cas.

 

Ceci n’est donc pas un repère philosophique, ni journalistique, ni sociologique, ni historique. C’est simplement un vivier à notes en tout genre – sur lesquelles celles et ceux qui les connaissent et  y ont accès peuvent réagir – qui ont toutes en commun un seul point : l’essai en cours d’écriture « Le sens de la vie », chantier commencé en 2005 et qui sera sans nul doute inachevé à ma mort, même si diverses versions auront pu être éditées d’ici là.

 

Galop d’essai, premiers jets, faux pas, avis et points de vue, débats, polémiques, généralisation, analyse pointue, grande soupe propice à répondre aux interrogations que posent « Le sens de la vie ».

 

Parti d’une révolte contre l’intrusion de la société sur la sexualité des personnes et de chocs personnels liés par voie de conséquence à cette question, ce long chemin parcourt les méandres liées au sexe, au genre, au temps, au mystique, et à l’intellect, en tentant de regarder le monde et la vie sous l’angle le plus large possible pour un être humain, quand bien même les limites seront difficilement repoussées au maximum de l’imaginable.

 

Il s’agit bien de tenter de définir la Vie en partant de questions de sexualités pour aller sur d’autres terrains de réflexion (histoire, religion, sociologie, psychologie, ethnologie, …), et  non pas de s’interroger sur le sexe en partant que de la question – floue et imprécise, par la force des choses – de ce que peut être la Vie.

 

Dans leur diversité colossale ou disons « exponentielle » – pour ne pas dire infinie –, les humains répondent à des caractéristiques et des comportements spécifiques et récurrents : chaque être est unique mais tout n’est pas unique d’un être à l’autre ; une chaîne ininterrompue est.

 

Identifier ces récurrences, ces communs, et ces chaînes liant ou rompant d’un être à l’autre est question de méthode. Et tel est un des enjeux de ce chantier : définir non pas seulement le « pourquoi » ou le « quoi », mais surtout le « comment » (et les dérivatifs liés : par quoi, par qui, où, quand, avec quoi, avec qui, au travers de quoi, qui, …).

 

Car dans cette diversité des identités humaines, ce qui compte ce n’est pas tant d’avoir pu identifier telle ou telle caractéristique commune à des individus – point de départ à faire, quoiqu’il en soit – mais c’est surtout de savoir comment cela « bouge » entre individus, et entre caractéristiques. Autrement dit, c’est la dynamique, le « film qui tourne » qu’il faut arriver à comprendre, comment on passe d’une image à une autre et non pas la « photo » fixe et morte qui ne nous apprendra rien à elle toute seule.

 

C’est parce que les avancées se constitueront et s’assimileront comme esquisses sur le « comment ça marche », que la question du « Le sens de la vie » trouvera au fur et à mesure des fibres de réponses partielles.

 

Car, bien évidemment, il n’y aura jamais de conclusion, de fin, de réponse définitive à la question, autre que « la-perpétuelle-petite-question-suivante » posée à chaque fois pour remettre en cause « la-réponse-partielle-précédente ».

 

Autrement dit, c’est le fait d’entretenir la méthode, le « comment » qui apporte réponse temporaire attendue par l’interrogeant éphémère qu’est la personne motivée et intéressée du moment, qui pose la question et attend une réponse fixe.

 

Voyons la présente démarche de ce blog à l’image de la Vie, une longue passation de relais d’un élément à l’autre, mouvement continuel et ininterrompu dans son ensemble, quand bien même chaque unité y participant n’est là que de passage, le temps du passage de relais même, parce que telle est la nature d’une unité qui relait.

 

Usons donc du même mécanisme qui définit la Vie pour mieux comprendre ce qu’est « Le sens de la vie », sans nul doute le premier livre véritablement vivant au sens propre du terme.

 

Et un petit coup de manivelle pour lancer la mécanique !

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