Révolte-toi, France !

Publié le par Hugues Débotte

Révolte-toi, France !
par Jean-Jacques Rousseau et Montesquieu

Ô France !
Que t’arrive-t-il, France ?
Qu’as-tu fait sinon rien, te soumettre ?!
Pourquoi as-tu laissé ta République à quelques parasites ?
Que te prend-il Ô France, à abandonner ton destin,
Entre les mains de l’entre soi Parisien ?
Es-tu devenue folle à vendre tes richesses nationales aux plus opportunistes ?
As-tu perdu la raison de sacrifier en pâture tes enfants à l’esclavagisme ?
Pourquoi mettre à genou les mains sur la nuque, telle une dictature, ta jeunesse innocente ?
Pourquoi effacer les plaintes des pauvres et prioriser celle des riches ?
Pourquoi condamner immédiatement les plus faibles et reporter éternellement la culpabilité des plus forts ?
Quelle est cette justice complètement folle qui coule dans tes veines ?
Et surtout France, pourquoi laisses-tu ce pouvoir illégitime d'une constitution devenue putative ?

 

Ô France, réveille-toi, relève-toi, révolte-toi !

 

La Démocratie n’a jamais réellement existé en toi, France. Elle est passée des mains des monarques à celles des bourgeois et bureaucrates. Ce qui jadis était vrai, s’avérait inévitable, n’est désormais plus nécessaire. Il en va ainsi de la République douce, la démocratie représentative, qui ainsi disparait.

 

Regarde les choses en face, France ! Tes enfants nés une même année arrivent en grand nombre au diplôme ultime avant les hautes études. Alors que leurs aïeux ne savaient que trop peu lire, écrire et compter en Français.

 

Regarde, France, comme la technologie diffuse sans limite les connaissances et les savoirs : même les plus isolés d’entre tes enfants peuvent arriver à nourrir et valoriser leur intelligence acquise dès la naissance !

 

Quelle tartuferie de continuer à te faire croire que la Démocratie ne peut être confiée qu’à une poignée, autoproclamée élite de la Nation, selon une fausse méritocratie, celle qu’ils ont volée !

 

Pourquoi, Ô France, perpétuer ta propre contamination par une aristocratie issue des écoles privées, et qui n’a plus lieu d’être ? Pourquoi ce suicide ? Cette confiscation ? Cet emprisonnement ? N’as-tu donc plus d’amour pour toi-même et ta République ?

 

Tes enfants, France, savent très bien qu’une poignée de corrompus et malfrats leur vole chaque élection. Les usurpateurs se croient sortis de tout droit de la cuisse de Jupiter, le maître des horloges, alors qu’ils n’ont rien vécu et ne savent rien de la vie du plus grand nombre de tes enfants. Ces goujats tripatouillent les mécanismes électoraux pour que leur minorité puisse se faire passer pour une majorité.

 

Mensonge, leurre, triche, détournement : n’en as-tu pas assez de ce cirque ?

France ! Tu dois mettre un terme à cette mascarade, à ce viol en bande organisée par ces escrocs !

Révolte-toi, Ô France ! Ne te laisse plus faire !

 

D’année en année, France, tu te fais dépecer par les mêmes oligarques que tu engraisses et enrichis en te laissant faire. Ces voleurs sans morale, ni éthique, ni scrupule, achètent toujours le soutien des plus haineux à la veille de toute apocalypse.

 

Il ne faut pas les laisser fuir ou se cacher le temps de la tempête. Ne fais pas comme ta sœur Allemande au siècle dernier avec son diable qui l'a conduit à la honte et la catastrophe ! Punis les, tous, sans exception, ici et maintenant !

 

Eux qui se gavent, alors que pendant ce temps, tes enfants de 7 à 95 ans font les poubelles pour trouver à manger, vivent à la rue ou entassés, ne se soignent plus et voient leur santé se dégrader, s’attellent à la besogne chaque jour pour ne plus avoir un sous le mois à peine commencé.

 

Que diable, Ô France ! Victor Hugo a écrit "les misérables" il y a fort longtemps, pas aujourd'hui, au XXIème siècle !

 

Aimes-tu voir ton corps – tes enfants qui se décomposent – ainsi se salir, se dégrader, s’amaigrir, devenir malades ? Souhaites-tu mourir par soumission, par strangulation et par vampirisation par les plus riches, auxquels tu donnes les armes pour te faire du mal ? Eux qui prostituent ta République pour satisfaire leurs profits privés qu’ils acquièrent sans effort !

 

Ô France, si tu laisses mourir tes enfants, c’est toi qui meurs ! 9 millions de pauvres dont 3 millions de très jeunes : et tu serais soi-disant la 5ème plus grande puissance mondiale ? Que nenni ! Honte à toi de te suicider sans raison ! Tu vaux mieux que cela, France !

 

Redresse-toi ! Et mets un terme à tout ce dépeçage !

 

Ce viol collectif n’a pas lieu dans un des 700 quartiers ainsi abandonnés par ta République : cette humiliation a lieu sur la place publique, en plein dans Paris, dans les ministères, au gouvernement, à Bercy, à Matignon, à la Présidence, et dans les bureaux de l’Inspection des Finances !

 

France, tu dois mettre un terme à cette humiliation officielle, cette lapidation d’un autre temps !

 

Relève-toi, France ! Ne laisse plus faire ! Ne te laisse plus faire !

 

Enfin, Ô France, réécris qui tu es, ce que tu es. Réécris ton contrat avec tes enfants. Réécris un nouveau contrat de société. Remets de l’ordre dans ta maison !


Vois comme tes bourreaux se moquent de toi, entends leurs méchants ricanements, regarde ces parvenus, agressifs, capricieux, méprisant et parlent en mal de tes enfants ! Ceux-là mêmes qui se croient tout permis, parce qu’ils sont nés dans une bulle qu’ils pensent éternelle et indestructible.

 

Les effets de cours, de recommandations, de petits arrangements, de fausses amitiés, entre individus surfaits, arrivistes, qui couvrent encore aujourd’hui leurs odeurs de merde et de crasse éthique par un surcroît de parfum et de poudre d’illusion, sous des perruques ridicules imposées par leur monarque chauve de toute empathie, preuve de leur soumission absurde à des exigences débiles, des individus vassalisés et en rien libres : tout cela doit disparaître !

 

Ce mépris hautain hérité de Louis XIV encore présent, tu dois l’écraser, l’éradiquer !

 

France tu dois t’inspirer à toi-même de nouvelles règles, ton nouveau contrat social. Restrictif, incorruptible, égalitaire et de droit. Marque sur le fronton de toutes tes mairies ta nouvelle devise Robespierienne « Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ». Tu dois t’obliger à ce que l’accès à la justice soit un droit gratuit surtout quand on est pauvre, service payé par les plus riches, qui sinon seuls peuvent se le permettre. Car il n’y a pas de réussite individuelle, si il n’y a pas de collectivité, il ne peut être révélé le talent sans toi et tes enfants, si il n'y a pas de justice pour toutes et tous.

 

Tu fois t’imposer de ne pas permettre à qui que ce soit prétendant te servir, faire des allers et retours avec l’intérêt privé : être à ton service et non pas se servir de toi comme c'est le cas en ces jours sombres ! Interdis donc cette prostitution redoublée de corruption actuellement officielle et institutionnelle.

 

Tes poumons, tes deux assemblées , doivent réellement respirer en phase avec tes enfants. Tous tes enfants doivent donc y être représentés. Il leur est obligé de trouver la concorde si aucun ne trouve suffisamment plus nombreux que tous les autres.

 

France, fais confiance en toi-même, fais confiance en tes enfants. Ils ont besoin de retrouver leur unité, celles qu’ils fêtent en harmonie sur les Champs-Elysées aux moments de ses victoires historiques.

 

Tu es moderne, France, comme Notre Dame de Paris l’a toujours été, malgré les années et le gris de la pierre remplaçant les couleurs peintes effacées par le temps écoulé. Intègre donc dans ta nouvelle charpente qu’il te faut une ultime fois constituer, l’idée simple que nul ne doit rester sur le bord de la route et que nul ne doit dr toi abuser.

 

Inspire toi des grands textes passés lorsque tes enfants définirent leur avenir prometteur. Car ce sont les privilèges qui font naître les irrégularités et de l’exclusion naît la pauvreté, l'irrégularité, la rancœur, la haine et la violence.

 

Reconstruis toi en rassemblant toutes tes qualités et contrôle toi-même la mixité nécessaire pour te réparer.

 

Enfin, France, rebattis ton école. Mets un terme à ce qui a pourri ton identité en ayant séparé les uns et les autres. Ton école doit devenir universelle, républicaine, unique et publique. Tu te dois de mélanger tes enfants dès le plus jeune âge d'où qu'ils proviennent, qui ils soient. Tu te dois de retrouver le bachelor à 20 ans et tu te dois de fondre dans les universités les machines à élite endogamiques forgeant la fausse méritocratie, ces grandes écoles qui n’ont rien de grand sinon que leur échec a mettre tout tes enfants devant réellement l’égalité des chances.

 

Donc France, pour toutes ces raisons justes et justifiées, pour ta propre existence, pour ton propre honneur et pour la continuité des valeurs, lève toi et révolte toi !

 

France,ton nouveau contrat social qui te constituera doit lever les mensonges et hypocrisies sur ton sang, tes organes et ton corps.
France, tu es éternelle ! Donc ta dette importe peu tant que tes biens acquis lui sont supérieurs.

France, tu as besoin de tes agents pour fonctionner partout sur ton corps, ton territoire, au plus profond de tes campagnes.
France, ta dépense pour tes enfants est salutaire dés lors qu’elle contribue au plus grand nombre.
France, tes enfants ont tous droit à une activité qui les élève par la connaissance et le savoir, la culture et la technique, et non pas les asservir par un travail d’esclave sans lendemain.

France, seule dans le monde tu ne pourras rien, bien que tu sois le cœur et la flamme de l’Humanité.
L’Europe est ton berceau. Mais l’Europe est malade parce qu’elle n’est pas politique, alors que toi oui. Sans Etat Européen, sans langue commune, ton avenir est compromis.

 

Le monde est toujours en seconde guerre mondiale, il n’est pas en paix. Une paix entière et intégrale. Il est donc temps, France, que tu reprennes le flambeau de la diplomatie et montre l’exemple en signant le Traité de Paix Mondial, militaire et économique.

 

Pour cela, France, tu dois te lever et tu as besoin de tout le monde, sans aucune exception. Car chacun est une intelligence.

 

Or ils piétinent tant ta République, ils humilient tant tes enfants qu’ils se permettent de les insulter à longueur de temps : sans dent, les odeurs, casse toi pauvre con, pognon de dingue, traverse la rue pour aller bosser, peuple réfractaire.

 

« Ils » sont celles et ceux qui se considèrent en « haut », des soi-disant « Présidents » qui se tombent aussi bas. France, fois toi respecter par ces sang-sue aux retraites dorées à tes frais. Mets un terme à cet abus moral et politique, qui profite aux armées d’opportunistes qui suivent leur chefs.

 

Le mérite propre à chacun de tes enfants a pour condition l’absence d’héritage, et qu’ils débutent dans la vie toutes et tous à égalité, avec les mêmes moyens pour relever au mieux leurs talents, et parmi ces moyens, il y a la propriété abusive, que tu te dois limiter sur le principe de « un individu = un bien immobilier habité ».

 

Sache chère France que
la connaissance n’appartient à personne,
la musique n’appartient à personne,
l’air, l’eau, le vent n’appartiennent à personne.

Et la Terre, non plus.

 

Que puissent tous tes enfants se lever unis dans leur diversité, pour servir sans se servir.

 

 

 

 

 

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