Rhinocéros Blanc, ex-super business lucratif

Publié le par Hugues Débotte

Rhinocéros Blanc, ex-super business lucratif
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Le dernier Rhinocéros Blanc est mort le 12 mars 2018 au Kénya. Son espèce est donc éteinte puisque les deux autres individus en vie sont deux femelles. En soi , ce n’est pas une catastrophe étant donné que cela ne pourrait être que le résultat de l’évolution naturelle. Mais cette fin de toute une lignée, ce n’est autre que l’œuvre de l’Humain. C’est lui qui a tué tous les autres.

 

Pourquoi ? La viande, non, mais elle n’a pas forcément finie à la poubelle. Pour sa carapace ? Non, mais qui sait, comme dans le cochon, tout est bon. Alors que ce ne peut être que quelque chose qui a beaucoup de valeur aux yeux de l’humain : la corne, en ivoire. Donc une très grosse dent ! Il faudrait essayer l’idée sur toutes les dents des assassins d’animaux à corne.

 

Matériau de base d’une théorique source miracle pour une forte érection sexuelle une fois réduite en poudre. Matériau pour sculptures d’ornements pour les gens fortunés ou capricieux d’œuvres mégalomaniaques pour décorer leurs maisons gigantesques en Europe ou aux Etats Unis d’Amérique. Ils feraient sans doute mieux de consulter un bon psy pour régler leur problème avec le luxe matérialiste (oui, il y a suffisamment de boulot pour une nouvelle profession, tant ce genre de fous de l’existence sont nombreux).

 

C’est donc un business hyper lucratif (55.000 € une corne !) qui a motivé les Africains les plus pauvres à risquer leur vie pour satisfaire les caprices des riches blancs Européens. L’Argent, l’Avoir, la mode… Absurde et vulgaire.

 

Ces animaux n’ont absolument rien fait à l’humain, ils n’ont rien demandé tout comme pour les vaches et cochons dont la naissance est artificiellement provoquée pour au final les manger et en jeter une grande partie, faute de consommation rapide avant date limite.

 

L’hypocrisie est d’affirmer qu’ils sont dangereux à l’homme parce qu’ils chargent. Oui, ils le font, seulement si ils se sentent menacer et pour protéger leurs petits. Réflexe de survie.

 

Autre hypocrisie cynique : « oui alors ? que ce soit l’Humain ou bien l’Evolution, qu’est-ce que ça change ? Ils ne servent à rien ! Leurs cornes si ! ».

 

La conséquence est trop profonde pour que ce genre de personne puisse comprendre : cela fait partie d’un tout, qui confirme que l’Humain est absolument détaché de tout ce qui l’entoure de vivant qui n’est pas lui, ne connait plus le « cosmos », l’équilibre qui l’entoure, et dont il tenait compte jadis à cent pour cent pour exister. Actuellement, les animaux n’ont de valeur que pour ce qu’ils ont d’utile pour l’humain, mais pas pour ce qu’ils sont. Une partie de nous même et du monde vivant.

 

Car à force de tout faire disparaitre autour de lui (60% des animaux ont disparu en 40 ans à cause de l'activité humaine), l’humain se retrouvera seul, sans animaux à manger, ni plante. Juste des cailloux, du sable et de la terre. Il n’aura alors plus qu’a se manger lui-même en s’entretuant. Et le dernier humain pourra alors mourir de faim, tout seul.

 

La disparition de ce dernier Rhinocéros, c’est donc surtout la fin programmée de l’Humain, s’il ne change pas radicalement à l’échelle individuelle. La nature qui en a vu d’autres dans le passé très lointain, renaitra des micro graines et bactéries enfouies dans le sol, et renaitra. Mais l’Humain, lui, il n’aura eu qu’une seule chance d’exister. Sans doute un gros caprice de l’Evolution !

 

 

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